Bushman

Interview de Bushman « Bushman Sings The Bush Doctor »

Bushman

Entretien avec le jamaicain Bushman.

R&C : Greetings Bushman

Bushman : « Bless »

R&C : Merci de nous appeler de si loin… d’où nous appelles-tu exactement ?

Bushman : « Je suis à New York maintenant »

R&C :: Bienvenu c’est un plaisir de t’avoir au téléphone

Bushman : « Give Thanks and Praises Tout le plaisir est pour moi,

Ça fait longtemps que j’attends qu’on fasse cet interview, je suis allé voir votre site internet depuis. »

Bushman Bush Doctor

R&C : Maintenant on est en 2011, et tu t’apprêtes à sortir ton dernier album « Bushman sings the Bush Doctor, a Tribute to Peter Tosh ». Mais avant de parler de l’album, j’aimerais faire le point avec toi sur ta carrière : Comment as-tu gérer ce nouveau millénaire jusqu’à aujourd’hui ?

Bushman : « Les choses ont beaucoup bougé, il y a eut beaucoup de ménage… Après 2001 on a eut la chance de faire le tour pour l’album «Highers Grounds» et de sortir «My Meditation» mieux connu sous le nom de «Better Place». On a eut des problèmes en 2002 et on s’est relevé avec l’album appelé «Signs» et des morceaux comme «Light it up», «Burn it», «Lighthouse» ou «Down Town» pour n’en citer que quelques-uns…

En 2005 j’ai commencé mon propre label Burning Bushes Music, qui est un studio d’enregistrement pour le moment mais avec lequel j’aimerais aussi faire de la distribution dans le futur. »

R&C : Pourquoi as tu ressentis le besoin de créer ce label ?

Bushman : « Tout au long de ces années on a enregistré pour King Jammy’s, Steely & Clevie, Donovan « Penthouse » Germain, Kings of Kings, Stingray Records en Angleterre pour n’en citer que quelques un. Et de là je me suis demandé pourquoi ne pas faire les choses pour moi même… Parce que, comme tout le monde, j’ai besoin d’être propriétaire des masters de ce que j’enregistre et de garder le contrôle sur la musique que je fais. Parce que parfois la vision que tu as n’est pas perçu en profondeur, hors je veux juste concrétiser mes visions, et c’est une chose que je ne pourrais faire que si j’ai ma propre boite de production. Alors seulement je pourrais retranscrire mes visions aussi fidèlement que possible. Alors que si tu passes par quelqu’un, il ne ressent pas la même énergie que tu ressens, et ne peut donc la retranscrire avec autant de fidélité…

Ce n’est juste qu’une des raisons. Il y aussi le fait qu’on a une approche différente de la musique : On est en train de consolider nos bases financières pour pouvoir nous ouvrir les horizons les plus large possible…

Mais la vraie raison c’est de garder le contrôle sur ce que l’on fait. »

R&C : Et es tu satisfais de l’évolution de ton label depuis sa création ?

Bushman : « Le délai que je me suis fixé pour réussir à établir durablement et confortablement le label est de dix ans. Sur ces dix ans on est à cinq et demi donc on y arrive… on a eut la chance de produire l’album « Signs » avec Colin Levy et de sortir « Bushman sings the Bush Doctors » avec Donovan Germain en tant que producteur exécutif. On est resté propriétaire des masters et des bandes originales. Donc on peut aussi faire des réarrangements ou des remix de chansons que les fans auraient besoin d’entendre de différente manière en fonction des visions et de l’énergie du moment qu’on a eut et qu’on est train de réaliser aujourd’hui.

On y arrive, on a encore quatre ans et demie pour réaliser nos ambitions… Et oui jusque là, je suis satisfais de la manière dont les choses se passent. »

R&C : Tu parlais de ton dernier album à l’instant, revenons un peu dessus… Comment t’est venu l’idée d’enregistrer un album Tribute To Peter Tosh et pourquoi avoir choisi cet artiste, Peter Tosh ?

Bushman : « C’est le retour qu’on a eu du morceau « Lighthouse ». Les retours ont été enthousiastes et un diplomate est venu me voir en me disant que je lui rappelais Peter Tosh sur ce tune, et c’est un des éléments qui a commencé à me rapprocher de Peter Tosh… Parce que j’avais l’habitude d’entendre Bob, Peter, Jacob Miller et tous ces grands musiciens jouer sur le Sound de mon père, qui était un Rastaman. Et c’est quelque chose qui a grandit avec moi et donc quand j’ai vu ce diplomate me dire que je lui rappelais Peter Tosh, j’ai commencé à me pencher plus en profondeur sur Peter Tosh, sa vie, sa musique, et j’ai commencé à l’aimer de plus en plus. Et c’est à ce moment que le label américain Heart to Heart m’a proposer de reprendre le morceau « Lighthouse », qui allait devenir le 1er morceau que j’allais chanter sans en avoir écrit moi-même les paroles. La musique et les textes de cette chanson reflètent vraiment la personnalité de Peter Tosh, et donc j’ai vraiment amené l’esprit de Peter à travers ce morceau. Et l’énergie que mes fans m’en ont donnée en retour m’a amené à rencontrer Glen Brown dans la foulée. Et il est venu avec le morceau « Buckingham Palace » qu’on on a décidé de reprendre et de réenregistrer. Je lui ai dit que je voulais développer un vrai projet et de là tout a vite pris forme et tout les éléments se sont vite accordés : Bushman sings The Bushdoctor, a Tribute to Peter Tosh. Parce qu’au fil des années, j’ai eu de nombreuses critiques dans lesquelles on me comparait à Luciano, Dennis Brown ou Mickael Buckley. Mais du fait de mon nom « Bushman », et après avoir fait des recherches sur ce nom, j’ai appris beaucoup de choses , du « Bushman » guérisseur en Afrique au Bushman des tribus d’Australie, et tout ce que j’ai pu apprendre n’a fait que consolider l’homogénéité et le fondé de ce projet ; On a sorti « Buckingham Palace » sur le label « Get It In Your Minds » , parce qu’à l’époque, quand j’ai amené le projet à VP records chez qui j’avais alors signé, ils n’en ont rien fait jusqu’à ce que quelques années plus tard je croise Donovan Germainà

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qui j’ai parlé du projet et qui a été tout de suite été emballé… C’est lui qui est retourné voir VP Records pour les motiver à finalement sortir le projet. »

Bushman sings Peter tosh

R&C : A propos de ton nom, tu disais à l’instant que tu as fait beaucoup de recherches dessus, mais je n’avais jamais remarqué jusque maintenant à quel point ton nom «Bushman» se rapproche du surnom de Peter Tosh «The Bush Doctor»… Est-ce que c’est par référence à Peter Tosh que tu as choisis ce nom «Bushman» à l’époque ?

Bushman : « Non. Je peux dire que ce nom est une ordonnance, comme une destinée. Il m’a été donné par mon premier producteur « Steelie and Cleevie« . Au début je pensais que le nom était ridicule : Quand tu es un artiste venant de la campagne qui s’installe en ville, la plupart du temps, les gens de la ville te considèrent comme un paysan et ils se moquent de toi car ils pensent que tu n’es pas en phase avec la vie moderne, et que tu ne connais rien a la vie de la rue… Du coup ils t’appellent Countryboy ou Bushman. Donc au départ je trouvais que c’était vraiment ridicule, jusqu’à ce que je fasse des recherches sur le mot.

Et Peter Tosh, et même quand Omar Davis le ministre des finances est venu me voir pour me dire que je lui rappelais Peter Tosh, ça a été de nouvelles pièces du puzzle pour m’aider à résoudre l’énigme de ce nom. C’est-à-dire savoir pourquoi je suis sur terre et ce que je suis censé faire. « Singers & Players of Instrument All my Springs are in Thee », et je fais partie de ces élus. Et ce nom m’a été donné… Et tu dois te trouver et te connaître et savoir le travail que tu dois accomplir et ce pourquoi tu es la.

Et La route m’a amené à le savoir : Bushman est le guérisseur. Et donc ça fait la connexion avec Peter Tosh en tant que Bush Doctor car nous avons beaucoup de choses en commun : nous sommes intransigeants quand il s’agit de lyrics et de s’exprimer ; on le dit tel quel, sans détours, et c’est une des choses qui m’a aussi amené à aimer Peter Tosh.

Donc ce nom est signifiant, c’est l’ordonnance qui m’a été donné le premier jour pour faire ce que je devais faire et que je fais depuis. Peter a déjà rempli ses devoirs, et Faire un tribute à Peter Tosh c’était quelque chose que je devais faire : « Buhsman sings the Bush Doctor ». Rastafari !

R&C : Tu as une voix très similaire à celle de Peter Tosh sur l’album, mais j’ai l’impression que ton approche de la musique est plus mélodieuse et plus calme, je ne sais pas si calme est le bon mot ?

Bushman : « C’est le bon mot. Le projet à propos de Peter était mon intention, mes actions étaient d’amener tous les aspects de Peter sur la scène actuelle. On n’a jamais voulu changer la musique ni ajouter des arrangements ou effets de style de plus que ce que Peter a fait, car c’est tout à propos du travail de Peter Tosh. Je pense que quand tu fais une adaptation ou une reprise tu dois le faire le plus fidèlement possible par rapport à l’original. C’est ce qui en fait vraiment une reprise ou une réadaptation. »

R&C : Comment expliques tu que les paroles de Peter Tosh, qui datent d’il y a quarante ans, soient encore d’actualité ?

Bushman : Comme je l’ai dit, c’est un artiste qui s’est imposé à moi petit à petit, comme une inspiration… Et je pense que la part spirituelle de cet homme a transcendé mon corps et que je suis juste le vaisseau qui transporte Peter à la nouvelle génération. Et je pense que ce style de musique est la musique que la nouvelle génération a besoin d’écouter. Parce que depuis un moment j’ai vu les racines du reggae, qui sont la Jamaïque, déviées du Roots & Culture. Le style de musique qui sort actuellement de Jamaïque est assez différent du contenu du Roots, donc cet album, c’est aussi un moyen d’arroser l’arbre du Roots Rock Reggae Music.

R&C : Tu as choisis quelques chansons très mystiques de Peter Tosh… Pourrais-tu nous en dire plus sur tes « Mystical Feelings » ?

Bushman : « La plupart des chansons ont été choisies par moi, d’autres par Donovan Germain, et d’autres que je voulais vraiment faire n’étaient pas encore enregistrées : des chansons comme « Nuclear War« , qui me semble vraiment importante dans ces temps : On voit tant de guerres dans le Moyen Orient et dans d’autres parties du monde… …Et tous ces gens qui sont investis dans la construction d’armes de destruction massive…

Donc « Nuclear War » a particulièrement de sens en ces temps. Mais toutes les chansons comme « Mystic Man« , « Igziabher » ou « Creation » sont des efforts spirituels pour refaire le lien entre âme, corps et spiritualité. Pour moi faires ces chansons c’est comme… je ne sais pas comment l’exprimer… J’ai pris beaucoup de plaisir à avoir l’opportunité de faire ces chansons, c’est vraiment dur à expliquer mais tu vois, la méditation de tout ce qui s’est passé est venu du pouvoir du Tout Puissant. Et si je n’avais pas été là pour le faire ce projet n’aurait pas été si réussi… C’est juste Mystique… C’est dur à expliquer, Rastafari. »

R&C : Il y a aussi des combinaisons sur l’album, peux tu nous en parler ?

Bushman : « J’ai choisi de faire « Don’t look back » avec Tarrus Riley, et la combinaison avec Buju Banton est une idée de Donovan Germain. Je pense que la collaboration avec les deux artistes étaient très bien, ça a donné un plus à l’album et ça a été une bonne expérience de travailler avec eux. La combi avec Buju était déjà enregistré depuis un moment car elle était déjà sortie sur le label Penthouse. Et celle avec Tarrus c’est moi qui ai demandé à la faire, j’ai enregistré ma partie et ensuite il est venu poser la sienne, et voilà ! »

R&C : A propos de Buju Banton, quand tu as fait le featuring, il ne lui était encore rien arrivé ?

Bushman : « Non, cette histoire n’était pas encore arrivée. »

R&C : Tu disais que ça a été une bonne expérience de travailler avec lui… Est-ce que ça été un choc pour toi d’apprendre ce qui lui est arrivé aux USA ?

Bushman : « Quand j’ai appris ce qui est arrivé à Buju, je me suis tout de suite dit que c’était un piège. Oui, il s’est fait avoir, c’est mon opinion.

Seuls les proches de Buju savent ce qu’il en est vraiment et savent de quoi Buju est capable ; mais le personnage que Nous, Public, connaissons, et l’énergie que l’on en tire font que c’est difficilement imaginable. Même si ne on peut pas se mettre à la place des gens et savoir ce qu’ils font.

Dans le monde de la musique et du spectacle, ce que Buju nous a donné nous amène à ne pas croire ce qui se dit sur lui, et les raisons pour lesquelles il a été incarcéré. Et même si c’est vrai, d’un regard extérieur, tu ne peux pas y croire. De la même manière, je ne peux toujours pas penser que Buju se soit investi dans un trafic de drogue alors que sa carrière connaît un si grand succès.

Au cours des années on a pu assister à des conflits entre mouvement gay et artistes reggae… Beaucoup de gens pensent que les jamaïcains sont homophobes tu vois. Et jusqu’à maintenant ça a été un grand combat entre le monde du reggae et les gay, parce que souvent on a vu des concerts être annulés, car en effet, les gay ont le pouvoir de faire annuler des concerts.

Moi je reste en retrait et j’observe, parce que chaque personne a ses opinions et ses droits, mais pour moi ce n’est pas le chemin à suivre, car j’ai trop de choses à faire et de travail à accomplir positivement pour les gens pour ne pas rajouter plus de problèmes dans un monde comme ça.

Donc j’espère que Buju est en accord avec lui-même et j’espère, et je prie le Tout Puissant pour qu’il le sorte de cette situation. En ce qui me concerne je reste positif et continue le travail que Jah m’a donné à accomplir. »

R&C : Peter Tosh avait aussi des problèmes avec la police, est ce que tu penses que les deux histoires sont comparables ?

Bushman : « N’oublies pas que les deux hommes se sont battus pour les rites et les droits, les deux hommes se sont battus pour la droiture, la positivité. Et quand tu fais des choses justes, les forces négatives essaient toujours de t’en empêcher.

Donc les deux ont été dans la même situation parce qu’ils se battent pour la même chose. C’est assez semblable, car Buju Banton à travers les années s’est transformé en un artiste loin d’être insensé comme on peut l’entendre dans le contenu de ces lyrics. De la même manière Peter Tosh est une personne loin d’être insensée. Et quand tu te bats contre Babylone system, le système va se battre contre toi et donc oui, c’est assez similaire.

C’est juste que parfois il faut savoir se rendre invisible au système… »

R&C : Vrai…

Bushman : « Merci ça fait longtemps que je n’ai pas été en France, l’année dernière on a fait deux concerts mais ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas été en France.

Je salue les gens à Bordeaux, Mulhouse, Toulouse et partout ailleurs en France ! Et attendez notre prochaine tournée « Bushman sing the Bush Doctor – a Tribute to Peter Tosh » en France cet été. Et les gens savent que je suis toujours prêt à signer des autographes et à répondre à quelques questions.

On peut aussi me check sur ma fan page facebook burningbushesmusic ou sur mon facebook personnel facebook/dwightduncan ou facebook/bushman et j’ai aussi mon myspace myspace/burningbushesmusic… Rastafari.

Give Thanks tout le plaisir fut pour moi. »

R&C : Merci à toi. Une dernière question, ton album est un hommage à Peter Tosh : Peux tu nous dire quelques mots sur les légendes qui nous ont quitté en 2010, je pense à Gregory Isaac et Sugar Minott…

 

Bushman : « Je connais Gregory et Sugar depuis un moment. Quand j’ai rencontré Gregory j’ai compris pourquoi on l’appelait le « Cool Ruler », car il était toujours posé, relaxe et cool tu vois. Pour moi Gregory est un des plus grands auteurs du Reggae Music, tu vois top ten (Chantant Top Ten)…

Et Sugar Minott a créé une réelle énergie, il a été l’un de ceux qui ont eu le plus de tubes à mon époque. Donc j’adresse toutes mes condoléances à ces deux pionniers qui ont fait de la musique ce qu’elle est, de telle sorte que je puisse en faire partie à mon tour aujourd’hui. Longue Vie au Reggae Music ! »

R&C : Merci d’avoir pris le temps de répondre à nos questions… et donc on se donne rendez vous l’été prochain…

Bushman : « Merci, ça a été un grand plaisir de parler avec toi.

J’espère que toutes mes réponses vous aurons apporté toutes les informations nécessaires pour mieux cerner ma façon de voir les choses, ce a propos de quoi je suis et ce sur quoi le projet est. Et on se verra en France

Blessed Love ! »

Merci encore à Bushman d’avoir répondu à nos questions de manière aussi sincère et investie…

Interview par Daweed, Traduction par Maryz, Max et Daweed. Big Up à Daweed, à Cultural Vibes et à toute l’équipe technique de la radio qui s’est réuni plusieurs fois pour l’interview, et à Maryz pour la traduction !

Bushman – Bushman Sings The Bush Doctor – Interview pour Roots & Culture et Cultural Vibes, réalisé le 26 Janvier 2011 diffusée le 08 Avril 2011 sur Cultural Vibes Reggae Station. Radio FM+ / Montpellier / France – New-York / U.S.A. 1 h. 00 mn. 15 s.

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