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Marcel Salem sort son 3° album « Les Charognards » et remet le Reggae du Sénégal à l’affiche

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Le reggae africain dans ce qu’il a de plus sincère et d’authentique, « Les charognards » est le troisième album de Marcel Salem, son album le plus roots reggae, même s’il a coupé ses dreads ! « Les charognards » dénonce les systèmes dynastiques du « Père-Fils-Pouvoir », pointe du doigt l’injustice envers les populations pauvres d’Afrique. Salem se nourrit des sons du pays natal pour honorer les anciens, appeler à la préservation du patrimoine sérère, mettre en garde contre la désertion des paysans et louer la richesse de la terre.

Marcel Salem – Les Charognards, liste de titre :

 01 – Mayama Sama Baat

02 – Woula

03 – Cuja A

04 – Maman Ça Suffit

05 – Les Charognards

06 – Pasoob Fa

07 – Leeb

08 – Irak

09 – Yaabi Ndout

10 – Puukereh

11 – Weni Sereel

12 – Guereem

Les grands thèmes de l’album « les Charognards » morceau par morceau :

01 – MAYAMA SAMA BAAT : L’infidélité dans un couple pouvant aller jusqu’à la mort.

02 – WOULA : Parle de la mauvaise compagnie de certaines femmes immigrées d’origine africaine ou comment se séparer de son mari pour toucher les allocations de femme isolée. (Très pratiqué en France)

03 –  CUJA’A : Le thème de la jalousie dans les villages.

04 –  MAMAN ÇA SUFFIT : Ce titre nous parle de l’immigration clandestine. Les jeunes poussés par leur famille pour prendre la mer.

05 –  LES  CHAROGNARDS : Ce morceau dénonce les systèmes des gouvernants Africains en accord avec le reste du monde pour laisser la population exsangue.

06 –  PASOOB FA : Mot sérère qui parle de la braderie des terres par les paysans eux-mêmes pour récolter quelques sous.

07 – LEEB : L’exploitation des employés par les employeurs.

08 – IRAK : Dénonce l’hégémonie américaine en Irak à travers cette guerre qui aura engendré tellement de souffrance.

09 – YAABI NDOUT : La famine.

10 – PUUKEREH : L’hypocrisie et le mensonge.

11 –  WENI SEREEL : C’est une invitation pour la nouvelle génération à perpétuer la langue sérère ndut.

12 –  GUEREEM : Une maman rend hommage à son fils Guerem.

Marcel Salem, Reggae made in Africa :

« La patience est chemin d’or ». Marcel Salem le sait bien. Il a vécu ce proverbe africain dans sa propre chair. Lui qu’on surnomme Liga Thiaw au Sénégal, le Muet en sérère, n’a prononcé ses premiers mots qu’à l’âge de sept ans. Un beau jour, alors que sonnait la cloche de l’église de Mont-Rolland, son village natal, Marcel a réclamé à son grand frère de nourrir la fratrie pendant que leur mère était au champ. Premiers mots sortis de sa bouche. Nourrir les siens. C’est aussi la quête des aventuriers espérant revenir au pays avec un peu d’argent.

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Marcel comme tout Sérère est fils de la terre. Petit, il creuse, fouille, bêche, sème et récolte tomates et maïs qu’il va vendre après l’hivernage à Thiès. Cultivateurs descendants des Falashas, la famille est catholique dès le XIXe siècle, dans la lignée du séminaire de Ngazobil. Le père de Marcel, qui voulait être prêtre, chante à l’église de Mont-Rolland et berce son fils en latin. Il lui transmet un credo qui ne quittera jamais Marcel : « tant que tu vis, tu peux apprendre ». Alors Marcel part explorer le monde, quittant ses collines verdoyantes et la source sacrée de Mont-Rolland, asséchée par la main de l’homme. L’école de la vie. Ménage, vendeur de riz, de fagots, vitrier, mécanicien… : tous les travaux sont bons pour remplir la « boîte condamnée » où Marcel garde des économies pour les siens. La sueur de son front perle. Marcel est un nerveux pratiquant : il ne supporte pas l’injustice, prend la défense des faibles à chaque occasion. Il découvre la célébrité en devenant boxeur professionnel mais aussi les pratiques douteuses de ce milieu qui le laisse sans un sou en poche. Ecoeuré, il poursuit son périple sur les routes d’Afrique de l’Ouest (Ghana, Togo, Bénin, Cameroun, Nigéria…) Là, Marcel Salem fait la rencontre choc de Fela qui marquera sa musique. C’est en Côte d’Ivoire que Marcel a acheté sa première guitare. Autodidacte, il griffonne en secret des cahiers entiers de paroles. Après 12 ans d’aventure, retour au Sénégal, sa boîte condamnée vide, mais la tête remplie de textes et de sons. Le reggae sera son mode d’expression. Parce qu’après une épopée sous le signe de la faim, on est forcément révolutionnaire. La musique de Peter Tosh l’influence, plus complexe avec ses changements de gamme que celle de Marley. Sentimental aux goûts éclectiques, Marcel puise son inspiration de BB King en passant par Bob Dylan et Nina Simone. Il met surtout un point d’honneur à revisiter les rythmes traditionnels du Ndut et à chanter en sérère.

Marcel Salem : En trois albums :

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« Carroy 44 », premier album de Marcel Salem sorti en 2006, danse au son du mblim. Le roots reggae s’africanise. Les cuivres sonnent comme des anges qui arrivent du ciel. Des textes écrits à l’encre d’une double ferveur, chrétienne et rurale. Salem s’adresse aux nouvelles générations et signe avec Baapa un appel au retour à la terre et à la solidarité entre génération. Aana Sow chante la gratitude aux frères croisés sur son chemin. Carroy 44 rend hommage aux tirailleurs sénégalais…

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Le deuxième album de Marcel Salem, « Africa Vigilance » composé sous la fraîcheur d’un baobab et sorti en 2008, se nourrit de tradition africaine. La douceur de la kora se mêle au cri d’alarme de Salem qui pleure un continent malade, dénonce l’hypocrisie des dirigeants et la culture de la haine.

Le 9 décembre 2016, Marcel Salem a sorti « Les Charognards », son troisième album.

Marcel Salem en concert à Paris :

04.02.2017 – Le Zèbre – Paris (75) – Release-Party Les Charognards

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