Mo’Kalamity

Mo’Kalamity Interview

Mo’Kalamity

R&C : D’où te vient ce nom de  Mo’Kalamity ?

Mo’Kalamity : « Il y a plusieurs degrés, on va dire ; je m’appelle Monica, par contraction : Mo ; Mo’Kalamity fait référence à Kalamity Jane, c’est le fait qu’on est dans le Far West, on est dans Babylone System ; c’est le fait que j’évolue dans un milieu d’hommes et que je dis toujours ce que je pense. »

Mo’Kalamity

R&C : Depuis combien de temps tes musiciens, les Wizards t’accompagnent ?

Mo’Kalamity : « C’est une rencontre qui s’est effectuée  en 2003, j’ai joué avec d’autres guitaristes et d’autres batteurs mais la majorité du temps c’est avec les wizards que j’ai joué. »

Mo’Kalamity

R&C : On parle de ton style en termes d’éclectisme mais quelle influence musicale t’a-t-elle particulièrement marqué quand tu étais plus jeune ?

Mo’Kalamity : « Le reggae, le reggae roots principalement, mais aussi les groupes des années 60, 7O, à partir du moment où il y a des harmonies, des cœurs comme la soul,  Otis Redding, du funk , du jazz. »

R&C : Donc pas de chansons à textes appartenant à une certaine tradition française ?

Mo’Kalamity : « Non, pas du tout.  Disons que c’est une  autre approche moi j’aime bien le rythme. »

Mo’Kalamity

R&C : Même pas le HipHop ?

Mo’Kalamity : « Disons que j’en écoute mais que ce n’est pas la musique qui me touche le plus

R&C : Tu es originaire du Cap-Vert qui est un pays où la tradition musicale est importante, quels sont les liens que tu as avec ce pays ?

Mo’Kalamity : « C’est ma famille et c’est mon histoire,  après  c’est vrai que dans mon quotidien je ne suis pas tout le temps avec des Capverdiens mais c’est ma culture ; c’est ma musique, c’est avec le reggae la 1ere musique que j’ai écouté. Mes parents  écoutaient beaucoup de musiques Capverdiennes et beaucoup de reggae, musicalement ça m’a beaucoup apporté. »

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 R&C : Tu continues à en écouter aujourd’hui ?

Mo’Kalamity : « Ce n’est pas la musique que j’écoute tous les jours mais dès que je vais chez ma sœur qui entretient des liens plus fort avec le pays j’écoute les nouveautés. »

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R&C : Est-ce que tu envisagerais  une collaboration musicale avec d’autres Capverdiens, je pense à Mayra Andrade par exemple.

Mo’Kalamity : « Oui, j’aimerais beaucoup avec les musiciens surtout. Mayra Andrade a beaucoup de talents comme Lura ou toute une génération qui est arrivée mais je sais que le Cap-vert est un pays qui musicalement grouille de trésors, il y a beaucoup de guitaristes et de très bons solistes

R&C : Tu places le reggae très haut, te sens tu Rasta ?

Mo’Kalamity : « je me sens moi ! Maintenant c’est vrai que j’ai une certaine façon de vivre et il y a des choses auxquelles j’accorde beaucoup d’importances dans la vie, alors si faut mettre un mot là-dessus on va dire je suis rasta mais je suis ce que je suis et ce qui compte c’est les relations humaines, je ne serais pas dire ce qu’est Rasta ou la valeur que tu y donnes ; donc pas de qualificatifs. »

R&C : Quels sont les artistes jamaïcains qui t’ont marqués dans les artistes roots des années 60,70 ?

Mo’Kalamity :  « Il y en a plein, plein de talentueux, Bob bien sûr, the Abyssinyans, Ken Boothe, pour les premiers qui me viennent mais il y a aussi les Gladiators,  Burning Spear..

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R&C : Tu as plutôt une préférence pour les roots que pour le new roots ?

Mo’Kalamity : « J’ai une préférence pour le roots même si j’écoute de tout, tout style de reggae, du reggae anglais ….mais on revient toujours au roots même si j’écoute pas mal de new roots ce n’est pas la musique qui reste imprégné dans mon esprit et dans mon cœur, au final, je reviens toujours au roots. »

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R&C : Te sens tu plus proche de l’anglais pour t’exprimer artistiquement ?

Mo’Kalamity : « Oui, l’anglais offre plus de libertés vis-à-vis de la musique, c’est une question de beauté de la mélodie, c’est une question d’oreille.

Le français est accès sur autre chose et puis le timbre de voix n’est pas forcément le même en anglais et en français. »

R&C : Et en créole ?

Mo’Kalamity : « Pas encore mais je sais que je vais le faire, le Cap-vert est ce que je suis aussi je pense que c’est parce que je n’ai pas osé. »

R&C : Pour terminer l’interview, pourrais tu nous chanter quelque chose ?

De sa chaleureuse voix, elle fredonne l’une de ses chansons de l’album « Warriors of light ».

Entretien réalisé par Sista Juli, Photos Yogi et Solo. 2008

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