Pablo Moses “In The Future”

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En mai 2016, Pablo Moses voit ressortir son album « In The Future » (initialement sorti en 1983) et ses 4 premiers albums originaux réédités en vinyls et remasterisés, agrémentés de versions dub inédites, sur le label Digital Label Grounded Music / Socadisc.

Le retour d’une des plus grandes légendes vivantes du Reggae Roots.

Pablo Moses  » I love I bring » :

Liste des titres « In the Future »:

Pablo Moses “In The Future”:

 FACE A

01 – In The Future

02 – What Is It ?

03 – The Slayer

04 – Sillie Willie

05 – Subway Rider

FACE B

06 – Ready, Aim, Fire

07 – Who ?

08 – Reggae Warrior

09 – I & I Naw Bow

10 – Rhythm Track

Pablo Moses Biographie :

Né en 1953 à Plowden, un village rural dans la paroisse jamaïcaine de Manchester, mais on connaît peu de choses sur la jeunesse de Pableto Henry, alias Pablo Moses. On sait qu’il a choisi son nom de scène pour refléter ses origines africaines et dénoncer son patronyme hérité d’un colon anglais. Très tôt, il a chanté dans les églises avant de participer à de nombreux groupes où il interprétera ses propres compositions. Pablo se sent proche des rastas et plus particulièrement des Twelve Tribes Of Israel dont un des illustres membres n’était autre que Bob Marley. Féru de littérature, notre chanteur s’intéresse aux grands hommes du peuple noir : Kwame Nkrumah, Steve Biko, Martin Luther King et bien sûr Marcus Mosiah Garvey : « Il est primordial d’utiliser ses connaissances pour ouvrir de nouvelles portes et franchir des paliers afin d’aller plus haut et plus loin. Pour les rastas, le rapatriement en Afrique est avant tout quelque chose de culturel, un état d’esprit. Pour savoir qui tu es, tu dois d’abord avoir conscience de ton histoire et savoir d’où tu viens. » Pablo Moses

Musicalement, si Pablo écoute de la musique jamaïcaine, il est également fasciné par le rhythm and blues et la soul d’outre-Atlantique : Fats Domino, Otis Redding, Ray Charles ou Nat King Cole. Alors que de nombreux artistes ont besoin de temps pour donner le meilleur d’eux-mêmes, ce n’est absolument pas le cas de Pablo Moses. En 1975, avec son premier enregistrement « I Am a Grassohopper », il démontre une maturité et un talent rares. Une impression totalement confirmée l’année suivante avec son second 45 tours « We Should Be in Angola ». En 1975, Pablo sort « Revolutionary Dream », premier volume d’un triptyque considéré par beaucoup comme un des chefs d’œuvre du reggae 70’s. Produit par le très sous-estimé Geoffrey Chung, ce disque met en valeur les textes quasi prophétiques de notre chanteur. La voix de Pablo, étrange et nasillarde, est reconnaissable entre mille. Ses mélodies vocales constituent également une de ses signatures les plus recherchées.

« Revolutionary Dream » acquiert un tel succès mondial que le journaliste américain du Village Voice le qualifie de « poète diplômé ’université ». Afin de parfaire ses connaissances musicales, Pablo intègre pendant deux années la prestigieuse Jamaican School of Music pour étudier le jazz, le funk ou le rock. Toujours supervisé par Geoffrey Chung, son second essai, « A Song » (1980), bénéficie de cet apprentissage : son reggae roots fusionne avec diverses influences. Ces 33 tours accentuent encore sa popularité, piloté par la major Island Records. Les musiciens réputés tels Cedric Brooks ou Sly & Robbie sont rejoints par des choristes de luxe comme Freddie McGregor, Judy Mowatt ou Rita Marley. Chose assez rare pour être signalée, il n’y a tout simplement aucun mauvais titre sur ce disque, la critique quasi unanime désigne même Pablo Moses comme l’un des prétendants à la couronne du roi Marley.

Voix unique, Pablo Moses fait partie de ces artistes qui ont vécu et fait l’âge d’or de la musique jamaïcaine. Rebelle et révolutionnaire, rasta au sens strict, il est influencé par les plus grands penseurs de la conscience noir tels Marcus Garvey, Martin Luther King ou encore Steve Biko.

Adepte du mouvement Rasta, bercé dans la pensée des militants philosophes noirs comme Steve Biko, Marcus Garvey et Stokely Carmichael, avec une vision engagée du sort de l’homme noir en général et de la Jamaïque en particulier, Pablo Moses sort son premier album « Revolutionary Dream » en 1975. C’est le morceau « I man a grasshoper » qui rencontre un vrai succès. Il travaille ensuite avec Studio 1 et divers producteurs. Grâce au disque, Pablo jouit rapidement d’un grand succès et d’une notoriété internationale, mais il cherche toujours à se dépasser. Il s’inscrit à l’Ecole Jamaïcaine de Musique où il acquiert une grande connaissance dans la théorie et l’arrangement, ce qu’il met en pratique dans son deuxième album « A Song », enregistré en 1980. Grand innovateur, il expérimente avec des sons jazz et rock dans l’album « Pave the Way », enregistré juste un an plus tard. Il sort ensuite différents albums « In the Future » en 1983. Il revient en 1985 avec l’album « Tension » suivi trois ans plus tard de « Live to Love ». On note également les albums « We refuse », « Confession of a Rastaman », « Mission », « In the Future dub ».

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Il défend les intérêts du peuple noir et prône le retour aux racines, la mère patrie Afrique. Il s’exprime sur les origines du Rastafarisme en Ethiopie et encourage ce mouvement rastafarien « Back to African Roots ».par des compositions telles que « We should be in Angola », un de ces titres majeur. Plus de quinze ans après son dernier disque studio inédit, Pablo Moses réapparaît enfin en 2010 avec « The Rebirth ». Il retrouve ici certains de ses vieux complices musiciens qui ont écrit les plus belles pages de la musique jamaïcaine. Notamment le duo Sly Dunbar & Robbie Shakespeare qui a joué, selon les spécialistes, sur plus de 50 000 morceaux ! Autre légende vivante du reggae au générique, l’incontournable saxophoniste Dean Fraser, indispensable à toute section de cuivres qui se respecte.

En tant que véritable rasta, Pablo se doit de rester le plus sincère et le plus proche possible de ses convictions. Son émotion est véritable et entière. Les messages de ses différents textes parlent à tout le monde. Il refuse en bloc les discriminations, l’oppression et la victimisation de tous les pauvres à travers le monde.

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