South africa : La musique d’Afrique du Sud à l’honneur

 

Comme on le sait l’Afrique va être à l’honneur Footbalistiquement parlant puisque pour la première fois un pays du continent Africain va accueillir la Coupe du Monde de Football du 11 Juin 2010 au 11 Juillet.  La Coupe du monde de football est  l’évènement le plus suivis de la planète (avec les Jeux Olympiques), une personne sur deux sur la planète aurait vu la dernière finale du Mondial : Vertigineux !

 

Ce sera l’occasion planétaire de tous les médias de se tourner vers l’Afrique et notamment l’Afrique du Sud, et on l’espère de donner un essor économique et social à ce pays qui a subi pendant de nombreuses années l’Apartheid et diverses vagues de colonisation par le Portugal, la Hollande et l’Angleterre depuis le 15° siècle.

Putumayo livre un hommage à la diversité musicale du pays situé à la pointe Australe  de l’Afrique,

L’Afrique du Sud, cette « Nation arc en ciel » The rainbow nation qui compte 11 langues officielles, a vu se développer de nombreux genres musicaux, dont le Mbaqanga, le Kwela, et le township jive.

Des musiques qui ont été des instruments de contestation devant la ségrégation pratiqué par l’Apartheid,
« développement séparé » qui consiste en la séparation des races.

L’apartheid fut une politique de lois de séparation raciale appliquées en Afrique du Sud depuis 1948 et qui  n’est plus en vigueur depuis 1991. Le pouvoir Britannique pratiquaient la discrimination raciale entre blancs, noirs, métis et indiens et ont assis l’autorité d’un pouvoir issu de la minorité blanche.

Depuis 1991, les choses ont évoluées mais le pays a conservé les stigmates de ce passé et vit une nouvelle discrimination sournoise.


L’album « South Africa » est porteur d’un profond espoir, il allie tradition et modernité, et met une nouvelle fois à l’honneur des artistes légendaires
comme la très regrettée « Miriam Makeda », que ses fans appelait Mama Africa, une chanteuse militante qui mêle le « Kwela » et le « Township Jive » dans « Orlando » enregistré pour la première fois à l’époque où Miriam était membre de The Skylards, dans les années 50.

Ce morceau raconte la vie à Orlando, un township de Soweto.

Et qui fut l’une des représentantes de la musique Sud-Africaine la plus adulé à l’étranger. Miriam Makeba épousa en 1968 Stockely Carmichael, figure proéminente des Black Panthers.

Comme les « Soul Brothers » qui ont été les pionniers du Mbaqanga avec le titre « Ujahen » qui ouvre l’album.

Où encore Mahube qui marie les sons d’Afrique du sud, du Malawi et du Zimbabwe avec « Oxam ».


Liste des titres :

1. Soul Brothers “Ujaheni”

2. Bholoja “Mbombela”

3. Mahube “Oxam“

4. Blk Sonshine “Nkosi“

5. Nibs van der Spuy “Beautiful Feet”

6. Steve Dyer “Mananga   “

7. Miriam Makeba “Orlando“

8. Phinda “Tiki Tiki”

9. Johannes Kerkorrel “Halala Afrika”

10. Zoro “Work“

11. Kaya “Vulamasango”

12. Soweto Gospel Choir “Ngahlulele”

Une compilation qui fait place à la nouvelle génération d’artistes tel Bholoja originaire du Saziland, un pays entre l’Afrique du sud et le Mozambique et qui chante en Swati dans « Mbombela » :{play}images/putumayo south africa bholoja mbombela.mp3{/play} 

Et également par le chanteur de reggae Zorro ici avec « Work ».

Zolite Matikinca, appelé Zoro est né dans le Township de Gugulethu, à la périphérie du Cap nous offre un reggae aux influences Sud Africaine.

Il fut atteint d’une balle alors qu’il tentait d’arrêter des policiers qui frappaient une femme, et est paralysé des membres inférieurs.

Dans le rayon reggae, l’émouvante ballade de Nibs Van Der Spuy « Beautifull feet » : {play}images/putumayo south africa beautifl feet.mp3{/play} tiré de son album éponyme sorti en 2007.

Nibs Van Der Spuy est un auteur compositeur interprète originaire de Benoni, à une trentaine de kilomètre à l’Est de Johannesburg.

Le duo « Blk Sonshine » fait également partie de cette nouvelle scène Sud Africaine et nous livre un Hip Hop très Roots et empreigné de musique Sud Africaine et de ospel et chanté avec un phrasé Hip Hop dont le titre « Nkosi » : {play}images/putumayo south africa nkosi.mp3{/play} est la parfaite illustration.

Quand à Steve Dyer, il nous fait découvrir avec « Mananga » son Jazz Sud-Africain.

 

L’album se finit avec le gospel A capella « Ngahlulele » qui signifie « sauve-moi », des Soweto Gospel Choir, lauréat de deux Grammy Awards pour le meilleur album de World music traditionnelle, et qui réunit les plus belles voix des églises de Soweto et de la région.
« Ngahlulele » est un chant Zoulou traditionnel : « Sauve-moi seigneur, délivre-moi de l’imposteur, Qui se fraie un chemin comme un serpent, tu es mon refuge, là ou se trouve ma vie ».

L’album “South Africa” présenté par Putumayo est enrichit d’une pochette explicative comprenant également une recette de cuisine, le chef Amos Diamini de la chaine de restaurant Moyo vous révèlera le secret d’une spécialité qui reflète le métissage culturel de son pays.

Une partie des bénéfices de la vente du cd ira à Artists for a new South Africa : ANSA, qui est une association dédié à la lutte contre le Sida et à l’avancement des droits de l’homme en Afrique du Sud.

 

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