Tommy T « The Prestor John Sessions »

 

Tommy T, alias Thomas T Gobena, officie comme bassiste/chef d’orchestre, jouant de tout les instruments proposant un groove hypnotique qui puise profondément dans ses racines pour créer un son nouveau traditionnel.


L’album commence sur une intro jazzy intitulé « Brothers », qui rappelle les sonorités d’Alice Coltrane, et dans laquelle Setegne Satenaw joue du « Massinqo » un violon traditionnel Ethiopien qui se joue avec un arc.

 

  1. Brothers
  2. The Call
  3. The Response (featuring Gigi)
  4. The Eighth Wonder
  5. Oromo Dub (Cushitic Dub)
  6. East-West Express
  7. Tribute To A King
  8. Beyond Fasiladas
  9. September Blues
  10. Eden (featuring Gigi)
  11. Lifers (Michael G Easy Star Remix feat. Eugene Hutz & Pedro Erazo)

Le magnifique « The call » : {play}images/tommy t the call.mp3{/play} l’appel sur une rythmique reggae, fait référence à l’une des clés de la littérature éthiopienne qui est l’utilisation du double sens appelée « the wax and gold », «  la cire et l’or ». dans les paroles :  au lieu de proclamer son amour pour elle, le chanteur lui raconte, comment il a quitté la maison pour elle, voyager très loin pour être à ses côtés. la rudesse de sa voix signale sa peur du rejet alors que la phrase qu’il utilise permet de lui faire savoir qu’il renoncé à tout ce qu’il pour être avec elle.

L’appel est suivi par « The response », une réponse sous forme de musique traditionnelle dans laquelle chante Gigi, Elle reconnaît le sacrifice qu’il a consenti, en reconnaissant qu’il a voyagé loin afin d’être avec elle, tout en lui confessant son amour.

« The eight wonder » la 8° merveille est un jazz intense et hypnotique,  qui est une interprétation de la musique de la région Wollo en référence avec l’église Lalibela, et ses onze églises de pierre, souvent dénommés la «Huitième Merveille » ont été sculptés à la main hors de la roche et sont encore en usage aujourd’hui.

Le très bon « tribute to a King » : {play}images/tommy ttribute to a king.mp3{/play} qui rend hommage au légendaire chanteur éthiopien Tilahun Gessesse qui était surnommé le roi de la musique Ethiopienne.

Le dub « Oromo », les « Oromo » qui sont le plus grand groupe ethnique d’Ethiopie, le chanteur Oromo Abdi Nuressa a rejoins Tommy dans le chant.

Le « september blues » est joué par le saxophoniste Jorga Mesfin,  la promesse de la perte de l’amour. Ce thème universel est traité ici de façon uniquement éthiopienne. L’inspiration vient d’une chanson éthiopienne ancienne, où une femme quitte son mari juste avant le nouvel an éthiopien.

«Eden » car Beaucoup soupçonnent que le biblique est situé quelque part en Ethiopie.

Tommy a composé et produit la musique, avec son frère Henock. Les pistes ont été écrites au studio de Tommy autour de Washington,  avec un mixage final de Victor Van Vugt (Nick Cave, Gogol Bordello) qui donne la sensation de brouillage de l’album « Head hunters » d’ Herbie Hancock.

Tommy T est à l’origine du Abyssinians Roots Collective, s’adonnant à une discipline musicale d’ordre syncrétique, et donnant naissance à une musique continue et intemporelle. Son travail avec Gogol Bordello a été très différent et on notera la présence d’un remix du titre « Lifers » élaboré avec le groupe des Balkans.
Tommy T a saisi cette occasion pour jouer à la fois un rôle d’ambassadeur et d’aventurier musical, mélangeant librement les sons naturellement présents en lui avec ceux qu’il a pu absorber tout au long de son voyage.

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